
Vive préoccupation face à la résurgence des violences xénophobes en Afrique du Sud et appel à une action diplomatique immédiate.
Kinshasa, le 29 avril 2026: L’ACADHOSHA, ASBL de droit congolais œuvrant depuis 2001 pour la dignité humaine, exprime sa profonde indignation face aux rapports alarmants faisant état de violences ciblées contre les ressortissants étrangers en République d’Afrique du Sud.
1. Rappel des faits
Depuis plusieurs jours ce mois d’Avril 2026, des actes d’une extrême violence, incluant des pillages, des agressions physiques et des traitements cruels, inhumains et dégradants, sont perpétrés contre des citoyens africains, parmi lesquels de nombreux compatriotes de la République Démocratique du Congo (RDC). Ces actes, qui bafouent la solidarité africaine, créent un climat d’insécurité insoutenable pour nos frères et sœurs vivant sur le sol sud-africain.
2. Cadre juridique et principes violés
L’ACADHOSHA rappelle que ces actes constituent une violation flagrante des instruments juridiques internationaux et régionaux auxquels l’Afrique du Sud est partie, notamment :
- La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples : Article 4 (droit à la vie) et Article 5 (interdiction de la torture et des traitements cruels).
- Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP): Article 7, protégeant toute personne contre les traitements dégradants.
- La Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques: Qui impose à l’État d’accueil l’obligation de protéger les ressortissants étrangers sous sa juridiction.
3. Recommandations et Appel à l’Action
Soucieuse de préserver la paix et la dignité de nos concitoyens, l’ACADHOSHA recommande :
- À Son Excellence Madame la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères : De convoquer sans délai l’Ambassadeur d’Afrique du Sud en RDC afin d’obtenir des éclaircissements officiels sur cette situation et d’exiger des garanties de sécurité pour les Congolais.
- Au Gouvernement Congolais : De diligenter une enquête via nos représentations diplomatiques pour identifier formellement les victimes et assurer leur protection juridique et matérielle.
- Au Gouvernement Sud-Africain : De poursuivre et de sanctionner avec la plus grande fermeté les auteurs de ces actes barbares pour mettre fin à l’impunité.
Nous demandons instamment au Ministère des Affaires Étrangères de communiquer sur les mesures concrètes déjà prises sur le terrain pour assister nos compatriotes en détresse.
Pour le Conseil de Direction,
Le Secrétariat Exécutif – ACADHOSHA

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